Association des Victimes de l'Hormone de Croissance

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Les livres

Ils ont tué mon fils deux fois , Le scandale de l'hormone de croissance et de l'expertise médicale

Estelle Defausse « L'ombre de Jakob »

Ils ne savaient pas !

Ils ne savaient pas par ce qu’ils sont restés SOURDS à toutes les alertes :

  • SOURD  à l’alerte de DICKINSON en 1975 en Angleterre que personne  n’a écoutée et qui prédit le drame.
  • SOURD  à l’alerte du Professeur MONTAGNIER en 1980 qui indique les contaminations possibles de Maladie de Creutzfeldt-Jakob.
  • SOURD à la suite de l’Enquête de l’IGAS en 1982 (Inspection Générale des affaires Sociales) qui dénoncera les irrégularités dans le mode de paiement des hypophyses et indiquera certaines règles :

- Doivent être rejetées les hypophyses ayant appartenues à des malades atteints de lésion prolifération de type cancéreux, de maladies infectieuses, de maladies virales.

- Des contrôles doivent être pratiqués au long de la chaine d’extraction.

L'IGAS qui constatera que les  hypophyses seront prélevées par des garçons d’amphithéâtre. Certains prélèvements comme à Charles Foix à Evry où 30 % de la population à des pathologies lourdes, démences, Alzheimer… L’instruction judiciaire révèle qu’il y aura en 1984 autant d’hypophyses prélevées que de décès !

Pourtant à la suite de cette enquête, France Hypophyse se plaindra «  d’être gênée par l’intervention des inspecteurs qui s’immiscent dans leurs travaux » !

Eux ils savaient !

AVHC hormone de croissance

 

Pourquoi la France a-t-elle le triste record mondial (3/4 des cas mondiaux) des victimes ?

Le drame de l’hormone de croissance contaminée n’est pas l’effet secondaire d’un médicament comme certains voudraient le laisser croire mais bien des dysfonctionnements graves de la collecte des hypophyses jusqu’à l’extraction de l’hormone.

AUCUN des laboratoires industriels,  fournissant l’hormone humaine dans le monde entier en 1984/ 1985,  n’a de victime sur les bras.

«En bref,  vous saviez, mais vous n’aviez rien voulu savoir … voila une distinction qu’il nous semble  capitale de relever ».

(Extrait déposition Jeanne Goerrian pour l’AVHC devant la Cour d’Appel)

A la une

Témoignage de Paul COHEN, Professeur des Universités

Le témoignage que vient de nous adresser le Pr COHEN, expert nommé par le Juge d'Instruction pendant l'Instruction pénale, puis cité par le Parquet lors des deux procès.


 

A  l’A.V.H.C., aux bons soins de sa présidente Madame Jeanne Goerrian

Madame,

Nous avons consacré près d’une année entière à expertiser et instruire le dossier de l’HGH Hormone de croissance humaine) contaminée mise en circulation par Pasteur.

Aussi, pensons-nous être fondés à dire notre indignation à l’annonce du Jugement rendu en appel. C’est une erreur grave commise par la Cour de prétendre qu’il n’y a pas eu de faute commise par les protagonistes de cette désastreuse opération. Il y a là un déni de justice.

Le peuple sait, grâce aux experts, et aux avis éclairés que la façon dont le protocole de préparation de cette hormone a été mise en œuvre à Pasteur est calamiteuse. Non seulement la procédure ne pouvait en RIEN assurer la production d’une molécule suffisamment purifiée et aucunement compatible avec ce que l’on est en droit d’attendre d’un médicament injecté à l’humain, mais à Pasteur les fautes graves ont été accumulées par  négligence, incompétence, insuffisance des installations et de personnel et vraisemblablement avidité à tirer des profits juteux de la chose.

IL FAUT QUE cela soit su par TOUS !

La Justice ne peut blanchir la  FAUTE ;

Une fois de plus des intouchables sont mis à l’abri sous prétexte de subtilités juridiques.

Il ne reste plus aux parents des victimes que de faire leur Deuil, si c’est possible encore et parodiant A. Rimbaud évoquer les victimes :

« Ils se secoueront de vous, hargneux pourris ! »… 1871 L’Orgie Parisienne

Soyez, je vous prie,  assurés de ma compassion et de mon indéfectible dévouement.

Aix, le 2 Juin 2011                  

Paul COHEN
Professeur des Universités

Communiqué de presse

COMMUNIQUE DE PRESSE

A la suite de l’Arrêt rendu par la Cour d’Appel de Paris, le 5 mai 2011, dans la procédure pénale de l’Hormone de Croissance contaminée, 
L’Association des Victimes de l’Hormone de croissance A V H C ne se pourvoira pas en Cassation.
Les parties civiles regroupées autour de l’AVHC remercient   Maître Francis SZPINER  et Maître Caroline TOBY qui ont su  donner une toute autre dimension à ce procès que nous voulions avant tout PENAL.
L’Avocat Général Bruno STURLESE a soutenu la cause des victimes d’une façon remarquable.
Il appartenait à la Cour de condamner pénalement les fautes commises afin de garantir des limites indispensables garantes de notre  sécurité sanitaire.
Aujourd’hui 120 morts : aucun coupable ni responsable !...
Non semblant d’être dans un drame sanitaire, la décision de la Cour d’appel, fait de ce drame, un drame judiciaire dont personne n’est dupe.
Les multiples réactions de l’opinion publique nous confortent dans la reconnaissance d’une faute qui a défaut d’avoir été reconnue pénalement, est à présent reconnue publiquement.

Hormone de croissance : 120 morts en toute impunité

La cour d’appel de Paris n’a pas reconnu la responsabilité des deux scientifiques dans l’extraction et la collecte des hypophyses contaminées dans les années 80.

Cour d'appel de Paris Gerrian AVHC

Une nouvelle et ultime relaxe. Ainsi s’est achevée, hier, la longue odyssée judiciaire de l’un des plus gros scandales sanitaires français, qui aura provoqué la mort de près de 120 enfants entre 1985 et 2009, victimes de la maladie de Creutzfeldt-Jakob après avoir reçu de l’hormone contaminée.

Deux relaxes, donc. Comme s’il ne s’était rien passé. La première fois, en 2008, ce fut à l’issue d’un procès mal ficelé et mal conduit, et le tribunal n’avait alors condamné aucun des sept scientifiques poursuivis. Devant la cour d’appel de Paris, à l’automne 2010, ils ne sont plus que deux à encourir une sanction : le professeur Fernand Dray (directeur à l’Institut Pasteur et responsable de l’extraction de l’hormone), et la Dr Elisabeth Mugnier, chargée dans les années 80 de la collecte des hypophyses dans les morgues des hôpitaux. Ce second procès a été exemplaire, humain et précis. Le président comme l’avocat général maîtrisaient parfaitement les centaines de volumes du dossier. Et, au final, c’est pourtant le même résultat : la relaxe pour les deux scientifiques, poursuivis «pour homicide involontaire et tromperie aggravée».

«Aucune faute n’a été commise par les prévenus», a expliqué, hier, le président Didier Wacogne. Ajoutant : «Aucun élément constitutif du délit d’homicide involontaire» n’a pu être reproché à Fernand Dray, 88 ans. Démonstration identique pour la pédiatre Elisabeth Mugnier. «Elle n’avait aucun pouvoir de s’immiscer dans la gestion de la collecte» supervisée par l’association France Hypophyse. Quant aux délits de «tromperie aggravée» reproché à Fernand Dray, et de complicité pour Elisabeth Mugnier, ils n’ont pas été retenus par la cour. Durant le procès, la défense avait toujours mis en avant l’impossibilité pour les prévenus de prévoir le risque de transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jakob lors du prélèvement des hypophyses sur les cadavres, du fait de l’insuffisance des connaissances médicales de l’époque.

Légèretés. Certes… Mais il s’était bien passé quelque chose, la France ayant eu le sinistre privilège de regrouper plus de 70% des cas mondiaux de contamination par l’hormone de croissance. Pourquoi cette particularité hexagonale ? La faute à pas de chance ? L’instruction de la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy, comme le déroulé des deux procès, a détaillé les étonnantes légèretés dans l’extraction de l’hormone, les confusions de rôles entre prescripteur et producteur, les informations tronquées données aux familles, la lenteur dans les prises de décision, mais aussi les conditions douteuses de la collecte desdites hormones dans les morgues. Mais, aux yeux des juges, tout cela n’induit pour autant pas une responsabilité directe pour les deux prévenus. Ainsi va le code pénal : il faut un lien direct de causalité, et la responsabilité des prévenus doit être clairement caractérisée.

Décalage. Hier, les proches des victimes sont venus assister à la lecture de l’arrêt. Ils sont restés silencieux. Pas un mot ni une réaction dans la salle d’audience. Que dire devant pareil décalage, entre l’énormité des douleurs vécues et le sentiment d’irresponsabilité que peut entraîner ce jugement ? «On attendait au moins une reconnaissance de culpabilité, que l’on nous dise que ce drame sanitaire a bien été créé par des dysfonctionnements énormes», a lâché Jeanne Goerrian, présidente de l’association des victimes de l’hormone de croissance (AVHC), qui a perdu son fils. L’avocat de l’association, Francis Szpiner, s’est dit surpris. «Par une sorte de bonneteau judiciaire, il n’y a aucune responsabilité. Dans les procès où il y a une très forte implication de l’Etat, il y a immunité de l’Etat et de ceux qui le servent.»

François Honnorat, avocat lui aussi de parties civiles, a essayé de comprendre. Il connaît bien les scandales sanitaires : il a été conseil dans le procès du sang contaminé et il l’est actuellement dans l’affaire du Mediator. «Ce jugement nous pose de sérieuses questions. D’abord, il faut noter que les attendus du jugement pointent des responsabilités de structures, mais aussi celles de personnes. Mais voilà, ces dernières sont décédées. Cela renvoie, insiste-t-il, au temps judiciaire. Il est long, trop long. Le temps qui passe entre les faits et le procès est démesuré, et ce temps-là est dévastateur, comme il l’avait été déjà dans l’affaire du sang.»

Quid, alors, de l’avenir ? Faut-il craindre toujours ce même décalage ? «Pour l’affaire du Mediator, lâche Honnorat, c’est pour cela que nous avons choisi une procédure rapide de citations directes. Or, le parquet bloque. Il retarde et complique tout. Il y a un risque que, là encore, le procès ait lieu trop tard. Quand les pratiques judiciaires s’adapteront-elles à ces scandales sanitaires ?»

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Jeanne Goerrian : « Pour les familles, c’est encore un moment épouvantable »

Jeanne Goerrian : « Pour les familles, c’est encore un moment épouvantable »

La présidente des familles des victimes, originaire de la Loire, est effondrée.

Eric avait 13 ans en 1983 lorsqu’il a reçu pour la première fois des injections d’hormone de croissance. Et ses dernières années de vie, jusqu’en 1988, auront été un véritable cauchemar. Pour lui. Mais aussi pour sa mère, Jeanne Goerrian, aujourd’hui présidente de l’association des Victimes de l’hormone de croissance, dont le siège est à Saint-Chamond (Loire). « Sa fin de vie a été épouvantable, se souvient Jeanne Goerrian. Il était paralysé. Il ne bougeait plus du tout. Son regard nous suppliait… La dernière année, il a subi jusqu’à 11 interventions neurochirurgicales. Il a vécu une véritable descente aux enfers ».

C’est en regardant le journal télévisé que Jeanne Goerrian apprend deux ans plus tôt que dix jeunes enfants sont décédés après avoir reçu des injections d’hormones de croissance. « On ne savait pas qu’Eric avait reçu des lots contaminés, poursuit Jeanne Goerrian. Eux, les médecins, le savaient, mais ils ne nous avaient rien dit ». Il lui faudra dix ans d’un combat acharné pour « démonter un à un les mensonges des experts médicaux » et faire reconnaître qu’Eric était bien décédé de la maladie de Creutzfeld-Jacob. Un combat sans merci qui lui a permis d’intégrer la longue liste des parties civiles, celle des familles des 119 victimes contaminées par l’hormone de croissance.

Alors, hier, quand la cour d’appel de Paris a confirmé la relaxe des deux derniers prévenus en vie, le biochimiste Fernand Dray, 88 ans, ex-responsable d’un laboratoire de l’institut Pasteur et le médecin Élisabeth Mugnier, 62 ans, Jeanne Goerrian s’est effondrée. « C’est une page noire de la justice qui vient de s’écrire, a commenté la présidente des victimes, visiblement sous le choc. Nous étions préparés à tout, mais pas au pire. Nous avons vécu une catastrophe sanitaire pendant près d’un quart de siècle. Aujourd’hui, l’hormone de croissance est aussi une catastrophe judiciaire. Je ressens une profonde tristesse de voir que la justice protège les tout-puissants, au risque de voir d’autres catastrophes sanitaires impunies. Non, je n’ai pas de haine. La haine, ce n’est pas constructif », a dit Mme Goerrian.

Avec un courage exemplaire, cette mère de famille, toujours combative, a retrouvé dans l’après-midi les autres parents. Eux aussi révoltés.

Près de 120 morts, aucune faute retenue, pas de responsable : c’est un choc violent qu’ont reçu les familles à la lecture de l’arrêt de la cour d’appel de Paris, alors que le parquet avait requis trois ans de prison avec sursis contre Fernand Dray et six mois à un an de prison avec sursis contre Élisabeth Mugnier.

« Nous avons reçu beaucoup d’appels de médecins, de scientifiques, qui, eux aussi, n’ont pas compris que les fautes ne soient pas reconnues pénalement. Nous ne sommes pas venus en justicier pour réclamer de l’argent. Ce que nous souhaitions, c’est que les fautes soient reconnues éthiquement et moralement pour la mémoire de ces 120 morts. Nous avions besoin de cette vérité », a conclu Jeanne Goerrian, qui n’excluait pas hier, un éventuel recours devant la cour de Cassation.

Frédéric Paillas

Le Progrès

BFM TV : Hormone de croissance, la colère des familles

Après la relaxe prononcée ce jeudi matin par les juges pour les deux prévenus dans le drame de santé publique de l'hormone de croissance, les familles des victimes ont exprimé tristesse et colère, regrettant vivement qu'aucune reconnaissance de culpabilité ne leur ait été accordée.

Hormones de croissance : pas de coupables

Magazine de la santé

AVHC Bonjour-Docteur

Un nouveau rendez-vous manqué et une énorme déception pour les familles des victimes de l'hormone de croissance... La Cour d'appel de Paris a tranché, jeudi 5 mai 2011, et ne relève "aucune faute" de la part des deux scientifiques, qui comparaissaient pour homicide involontaire. Leur culpabilité n'a donc pas été établie dans cette affaire.

Lire la suite et voir la vidéo...

RELAXE des prévenus à la Cour d'Appel de PARIS

AVHC Cour d'Appel de Paris

La Cour d’appel de Paris a rendu sa décision le 5 mai 2011.

Aujourd’hui 120 morts dans ce drame sanitaire et aucun responsable ni coupable.

Il appartenait à la Justice de sanctionner pénalement les fautes commises afin d’être le garant des limites indispensables à notre sécurité sanitaire.

Non semblant d’être un drame sanitaire, la décision de la Cour en fait un drame judiciaire dont personne n’est dupe.

Notre combat n’a pas été vain, les multiples réactions de l’opinion publique nous confortent dans la reconnaissance des fautes qui a défaut d’avoir été reconnues pénalement, sont à présent reconnues publiquement.

L’AVHC ne peut que regretter que dans ce procès qu’elle voulait avant tout PENAL, les dérives des demandes financières exorbitantes de certains aient un peu pollué ce procès.

Nous remercions ici chaleureusement nos avocats Maitre Francis SZPINER, Maitre Caroline TOBY sans oublier Maître Farah TOUHAMI qui ont fait un travail considérable et qui ont donné à ce procès une autre dimension, celle du pénal qui juge les fautes, même si la Cour n’a pas franchi ce pas.

Nous remercions également l’Avocat Général Bruno STURLESE qui a soutenue la cause des victimes d’une façon remarquable avec ténacité et pugnacité.

Notre engagement sera dorénavant sur le terrain, nous serons bien sur toujours aux côtés des jeunes exposés au risque de développer la maladie de Creutzfeld-Jakob.

Rappelons qu’un millier de jeunes ont reçu ces lots, tous ne sont pas contaminants. Nous espérons, sans pouvoir l’affirmer, que nous n’aurons pas de nouveaux cas déclaré, la dernière victime datant de décembre 2009.

Notre responsabilité associative est de continuer à les aider comme nous l’avons fait par le passé.


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Invitée de RTL Soir : Jeanne Goerrian

AVHC Jeanne Goerrian RTL Christophe Hondelatte

Invitée de RTL Soir : Jeanne Goerrian, une représentante des familles de victimes de l'hormone de croissance au micro de Christophe Hontelatte.Cliquez pour écouter

Francis Szpiner, l'avocat de l'association des victimes de l'hormone de croissance (AVHC), se dit extrêmement surpris par ce jugement.

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France Info 30/01/2008 : Le reportage de Matthieu Aron

France Info : le reportage de Matthieu Aron


France Info - 17 juillet 2008 :

Retour sur l’une des grandes affaires de santé publique de ces dernières années.

Quelques mois après le procès, retour avec Jeanne Goerrian, la présidente de l’association des familles de victime, sur ces trois mois d’audience.

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Le Réseau d'Excellence européen NeuroPrion est dédié à la recherche sur les maladies à prions.